Le cancer de la prostate est le deuxième type de cancer le plus fréquent, représentant 14% de tous les patients atteints de cancer en Belgique, en 2019, il y avait plus de 10.000.
A quel âge apparaît le cancer de la prostate ?
Le risque de développer un cancer de la prostate augmente avec l’âge
– après 45 ans en cas d’antécédents familiaux ou entre hommes d’origine africaine ou caribéenne ;
– à partir de 50 ans pour les autres.
– L’âge moyen du diagnostic est de 71 ans.
Nombre de cancers de la prostate par tranche d’âge en 2019

Quels sont les symptômes du cancer de la prostate ?
Il est recommandé de consulter si vous observez un ou plusieurs des signes suivants :
– troubles de la miction : miction fréquente ou urgente, effort pour uriner, jet d’urine lent, faible ou interrompu, incapacité à vider complètement la vessie, incontinence ou fuites urinaires, sensation de brûlure lors de la miction… ;
– présence de sang dans les urines et/ou le sperme ;
– dysfonction érectile : érection douloureuse, impuissance sexuelle ;
– douleur ou raideur persistante dans le dos, les hanches ou le bassin ;
– altération de l’état général (perte d’appétit, amaigrissement, asthénie) ;
Plus rarement, le cancer de la prostate peut provoquer un syndrome paranéoplasique causé par des cellules cancéreuses perturbant le fonctionnement d’autres organes. Il en résulte : hypertension artérielle, fatigue et perte de poids.
Comment prévenir ce cancer masculin ?
Dépistage régulier à partir de 50 ans :
Afin de dépister le cancer de la prostate à un stade précoce, il est conseillé aux hommes, à partir de 50 ans, de réaliser une prise de sang régulière (dosage de PSA – antigène spécifique de la prostate). Un toucher rectal est souvent associé. En fonction du résultat de ces examens, une biopsie peut être proposée.
Cependant, ces deux examens (dosage PSA et toucher rectal) en tant que tests de dépistage sont insuffisamment fiables et des résultats anormaux ne permettent pas de confirmer la présence d’un cancer. Dans 70 % des cas, il s’est avéré qu’un taux élevé de PSA n’était en fait pas lié au cancer de la prostate et représentait une fausse alerte (source 5).
Pour les hommes ayant des antécédents familiaux de cancer de la prostate, il est nécessaire de débuter ce dépistage à l’âge de 45 ans.
Des mesures d’hygiène de vie :
Il est possible de réduire votre risque de développer un cancer de la prostate par certaines mesures de style de vie.
– Avoir une alimentation équilibrée, riche en fibres (contenues dans les légumes, les légumineuses et les céréales complètes) et issue de l’agriculture biologique (sans pesticides) ;
– Eviter les sucres raffinés et les acides gras saturés ;
– Privilégier les aliments riches en acides gras polyinsaturés (oméga-3, 6 et 9) tels que les poissons gras, les huiles vierges et les oléagineux ;
– Mangez plus de tomates : l’effet antioxydant du lycopène qu’elles contiennent joue un rôle protecteur (source 4) ;
– Augmentez votre activité : gardez un minimum de 30 à 60 minutes d’activité physique 3 à 4 fois par semaine ;
– Eviter l’alcool et le tabac ;
– Aérez quotidiennement votre intérieur.
Comment traiter un cancer de la prostate ?
Si le patient est asymptomatique et que son cancer est localisé et à faible risque évolutif, une surveillance active initiale seule (sans traitement supplémentaire) peut être proposée.
« Le traitement du cancer de la prostate dépend de l’âge du patient, du type, de la localisation et du stade du cancer. Il consiste en l’association de plusieurs moyens thérapeutiques : la chirurgie, la radiothérapie externe, la curiethérapie, l’hormonothérapie et la chimiothéapie », selon le docteur Thomas Feutren.
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